
Laurence Hémery : "Les soins esséniens sont des soins sacrés."
chiron
1/30/2026



La vie de Laurence Hémery, thérapeute et formatrice en soins esséniens ainsi que sophrologue, a basculé à l’âge de 33 ans. Un décès l’a alors conduite à se poser les questions métaphysiques qu’elle ne se posait pas auparavant (« qu’il y a-t-il après la mort ? » « que fait-on sur Terre ? »). Celles-ci l’ont amenée, au gré de rencontres et de hasards qui n’en sont pas, à accepter la spiritualité dont elle ne doutait pas de l’existence mais dont elle se tenait en revanche éloignée car elle l’associait à tort à la religion. Parmi les personnes qui ont été placées sur son chemin, une sophrologue dotée de la capacité à ressentir les défunts l’a aidée à accepter le décès qui avait fait basculé sa vie. Elle lui a donné la conviction qu’il existait d’autres états de conscience.
Laurence s’est donc naturellement tournée vers la sophrologie dans un premier temps. Après un stage découverte, elle s’est lancée dans une formation de quatre ans auprès du professeur Alfonso Caycédo, créateur de la Sophrologie. Elle a ainsi exploré un domaine, certes non énergétique, mais qui se situe au-delà de la dimension purement physique et qui consiste à aider les autres.
D’autres rencontres lui ont finalement permis d’entendre parler des soins esséniens, ces soins énergétiques sacrés pratiqués au temps de Jésus et qui remontent encore plus loin, au temps des Égyptiens. Ils sont encore très peu connus aujourd’hui, bien qu’on en parle davantage. Laurence les a appris aux côtés de Daniel Meurois et de sa femme Marie-Johanne Croteau, figures de référence des soins esséniens.
Après cette formation très marquante, qu’elle assimile à une retrouvaille d‘âmes, d’autres étapes ont suivi qui ont encore permis à Laurence d’éveiller sa spiritualité. Le subtil et le sacré s’inscrivent désormais dans son quotidien.
Dans la première partie de cet entretien, Laurence Hémery nous présente les soins esséniens.
Chiron – Vous avez été formée par Daniel et Marie-Johanne Meurois, qui sont deux figures majeures aujourd’hui des soins esséniens. Avant d’en venir à ce que sont ces soins en eux-mêmes, pouvez-vous expliquer comment Daniel et Marie-Johanne Meurois en ont eu connaissance et comment ils ont pu les faire renaître d’un passé ancien en quelque sorte ?
Daniel Meurois a développé, il y a plus de 40 ans, une capacité à faire des voyages dans les mémoires Akashiques et à canaliser certains êtres lumineux. Par ces deux biais, surtout par le second, il a reçu les soins esséniens. Des notes manuscrites ont été prises pour garder la trace de ces communications.
Bien plus tard, Daniel Meurois est retourné au Québec où il a rencontré Marie Johanne Croteau. Elle est tombée sur tous ces manuscrits. À ce moment-là, les soins esséniens partaient un peu dans tous les sens. Elle lui a dit qu’il y avait là un trésor et il ne pouvait pas le laisser traîner. Elle a rassemblé les manuscrits et elle les a retranscrits. Puis, ils ont décidé, sur son impulsion également, de mettre en place une formation pour enseigner ces soins.
« Le moyen par lequel on apporte le bienfait à la personne importe finalement assez peu. »
Quelles sont les spécificités des soins esséniens par rapport à d’autres types de soins énergétiques ?
Ce sont des soins holistiques. Il ne s’agit pas seulement d’agir sur la pathologie ou sur le problème physique. Le soin essénien prend en compte l’ensemble corps-âme-esprit et tout ce qui se situe au niveau subtil, tout ce qui a trait aux mémoires de la personne, par exemple ses vies antérieures. Les maladies prennent en effet toujours racine dans les corps subtils. Le corps physique exprime ce qui n’a pas pu être libéré en amont.
On travaille donc en soin essénien à la fois physiquement et subtilement. Sur le plan physique, on touche des points précis du corps (chakras, sous-chakras). Sur le plan subtil, on travaille le plus souvent au niveau de l’aura éthérique ou de l’aura astrale aussi appelée aura émotionnelle. Les autres auras sont travaillées dans des soins très précis, peu souvent.
En plus d’être holistiques, les soins esséniens sont sacrés. Ils reposent sur une alliance, une trinité pourrait-on dire. Il y a le thérapeute qui transmet, en tant que canal, les énergies venues des êtres spirituels et qui reçoit de l’information par divers biais (vue, audition, déplacement automatique de main, conviction ferme, etc.) durant le soin. Parfois, les guides de la personne peuvent intervenir en alliance avec les guides du thérapeute.
Le thérapeute a-t-il forcément recours à des huiles lors des soins esséniens et de quelle nature sont-elles ? Est-ce que leur application s’apparente à une sorte de massage énergétique ?
Le thérapeute utilise des huiles consacrées. Elles constituent un amplificateur du soin.
Je me fournis personnellement chez Pascale Lecoutre, qui conçoit ces huiles dans un lieu sacré en fonction des informations qui lui sont communiquées par le monde subtil. Elle ne décide pas des composants et de la finalité des huiles.
Le thérapeute applique un premier soin de base qui consiste à passer de l’huile sur le dos pour libérer les nâdis et faire circuler l’énergie. Les nâdis sont les grands circuits énergétiques qui circulent dans tout le corps. Le thérapeute travaille essentiellement sur ceux des bras, des jambes, des « croisés » au niveau du torse et du ventre. Sur le nâdi central il y a les chakras principaux biens connus et sur les autres nâdis on trouve de très nombreux sous-chakras. En soins esséniens, on travaille régulièrement sur environ une trentaine d’entre eux.
En revanche, il arrive que l’on masse les points énergétiques que sont les sous-chakras, mais pas au sens d’un massage de bien-être ou de relaxation. On pose de l’huile sur un point bien précis et on l’applique en sens horaire ou anti-horaire pour libérer l’énergie bloquée.
Ces huiles peuvent-elles être utilisées pour autre chose que pour un soin essénien ? Quelles peuvent être leurs contre-indications ?
On peut tout à fait s’en servir d’une autre façon. Sur le corps, elles sont toujours posées sur un point précis. On peut par exemple mettre de l’huile « foie » sur son organe pour l’apaiser, le réguler. La personne qui a un problème d’expression peut prendre l’huile du même nom pour l’appliquer sur le chakra qui y correspond, le chakra laryngé. Nous n’avons pas d’huile pour chaque organe non plus !
Il ne faut pas dépasser l’application de trois huiles pour que le corps ne reçoive pas trop d’informations. Toutes les huiles sont compatibles entre elles. Par contre, il faut veiller à ce que la personne ne soit pas allergique, et on n’applique pas d’huile sur le corps d’une femme enceinte.
Qu’il y ait utilisation d’huiles ou non, est-ce que le magnétisme est utilisé en soin essénien ?
Il agit, mais j’utilise plutôt le terme d’énergie. Nous sommes beaucoup dans l’intention (d’apporter la paix par exemple à la personne) et le moyen par lequel on apporte le bienfait à la personne importe finalement assez peu. Cela peut être par le biais du magnétisme, ce que l’on a tous, ou via autre chose.
Quand je dis que le moyen importe assez peu, je veux dire qu’il n’est pas de notre fait de déterminer ce qui est le mieux pour aider la personne. Au début du soin, je fais le vide, l’écran blanc, pour savoir quel est le soin, ou le plus souvent quels sont les deux soins, qui vont s’imposer. Ensuite, le soin commence et il peut arriver qu’un autre soin prenne le dessus sur celui que l’on pensait faire. Je me laisse alors guidée vers le soin qui m’est proposé.
Quelle place ont les prières en soins esséniens ?
Les mantras, prières ou demandes sont prononcés en début de soin par le thérapeute pour se connecter à ses guides et aux guides de la personne qui reçoit le soin. Des êtres peuvent alors se présenter. J’ai vu une fois le père de la personne qui venait faire le soin. Sans avoir aucune idée de ses caractéristiques physiques, j’étais convaincue que c’était lui e la patiente me l’a confirmée quand je le lui ai décrit à la fin du soin. Son père faisait donc partie de ses guides.
Plus important encore que la prière de connexion, il y a la prière de gratitude en fin de soin. On remercie alors tous les êtres bienveillants et lumineux venus pendant le soin. Personnellement, je préfère discuter avec eux de façon personnalisée que de réciter des mantras mais les thérapeutes ont chacun leurs façons de faire.
Que faites-vous de différent quand vous donnez un soin essénien à distance ?
La plupart du temps, je demande à l’âme de la personne de se présenter à moi. Personnellement, j’ai besoin d’une photo pour entrer en contact, d’autres thérapeutes auront besoin d’une date de naissance ou d’un prénom.
Je perçois la personne comme si elle était devant moi physiquement. Je visualise aussi son corps énergétique. J’ai déjà pas mal d’informations à ce moment-là. En fonction de la manière dont la personne se présente à moi, de ce que je ressens (peur, joie), j’ai une idée de son état énergétique, de son état du moment ainsi que des messages que son âme souhaite me faire passer.
Ensuite, quand je reçois l’information qui me dit de commencer, j’entame le premier soin. Je fais alors le soin comme si la personne était face à moi. Il m’arrive aussi de ne pas faire de gestes mais de me voir en train de les faire. C’est comme si je me dédoublais.
Il m’est même arrivée quelque fois, de me déplacer là où se trouve la personne. Je me suis ainsi retrouvée dans une chambre d’hôpital. Ce n’était pas une décorporation et ce que je voyais correspondait à des éléments réels de la chambre d’hôpital mais aussi à des éléments symboliques. Dans ce genre de cas, est-ce la personne qui reçoit le soin qui m’influence ou est-ce de la télépathie ? C’est un mystère !
« Les soins esséniens, comme les soins énergétiques en général, vont se développer de façon exponentielle. »
Que représente votre compte-rendu oral ou écrit, pour les soins à distance, dans le dispositif du soin ? Est-ce essentiellement une aide pour conscientiser ?
Le débriefing, ou le compte-rendu écrit, est presque aussi important que le soin. La personne m’explique d’abord ce qu’elle a ressenti pendant le soin et j’explique également ce que j’ai ressenti. C’est souvent à ce moment que la personne me donne l’explication des choses que je n’avais pas comprises pendant le soin.
Une fois, j’ai entendu les guides qui n’arrêtaient pas de me dire d’aller travailler sur le pancréas. J’y suis allée sans savoir pourquoi car il n’y avait aucun rapport avec le problème pour lequel la personne m’avait demandé le soin. J’ai appris ensuite que la personne était diabétique.
Pour le soin à distance, c’est différent. Je note tout ce qui me vient comme informations pendant le soin. J’échange au téléphone avec la personne et ensuite j’envoie un compte-rendu écrit.
Comme pour un soin en présentiel, des informations reçues peuvent ne pas être comprises sur le moment mais s’éclaircir au bout de cinq minutes ou après quelques semaines. Des blocages qu’une personne pensait résolus peuvent s’avérer persistants.
Grâce à ces comptes-rendus, une personne qui fait plusieurs soins esséniens peut retracer son évolution et l’impact des différents soins sur sa vie.

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