
Laurence Hémery : « Le thérapeute se met au service de la vie pour laisser passer l’onde de guérison. »
2/6/2026



Le contenu de mon article
La vie de Laurence Hémery, thérapeute et formatrice en soins esséniens ainsi que sophrologue, a basculé à l’âge de 33 ans. Un décès l’a alors conduite à se poser les questions métaphysiques qu’elle ne se posait pas auparavant (« qu’il y a-t-il après la mort ? » « que fait-on sur Terre ? »). Celles-ci l’ont amenée, au gré de rencontres et de hasards qui n’en sont pas, à accepter la spiritualité dont elle ne doutait pas de l’existence mais dont elle se tenait en revanche éloignée car elle l’associait à tort à la religion. Parmi les personnes qui ont été placées sur son chemin, une sophrologue dotée de la capacité à ressentir les défunts l’a aidée à accepter le décès qui avait fait basculé sa vie. Elle lui a donné la conviction qu’il existait d’autres états de conscience.
Laurence s’est donc naturellement tournée vers la sophrologie dans un premier temps. Après un stage découverte, elle s’est lancée dans une formation de quatre ans auprès du professeur Alfonso Caycédo, créateur de la Sophrologie. Elle a ainsi exploré un domaine, certes non énergétique, mais qui se situe au-delà de la dimension purement physique et qui consiste à aider les autres.
D’autres rencontres lui ont finalement permis d’entendre parler des soins esséniens, ces soins énergétiques sacrés pratiqués au temps de Jésus et qui remontent encore plus loin, au temps des Égyptiens. Ils sont encore très peu connus aujourd’hui, bien qu’on en parle davantage. Laurence les a appris aux côtés de Daniel Meurois et de sa femme Marie-Johanne Croteau, figures de référence des soins esséniens.
Après cette formation très marquante, qu’elle assimile à une retrouvaille d‘âmes, d’autres étapes ont suivi qui ont encore permis à Laurence d’éveiller sa spiritualité. Le subtil et le sacré s’inscrivent désormais dans son quotidien.
Dans cette seconde partie d’entretien, Laurence Hémery parle de l’importance de l’ouverture du cœur dans les soins esséniens, fondés sur l’alliance entre trois parties qui agissent chacune vers la guérison : le thérapeute, la personne qui reçoit le soin et les guides.
Chiron – Vous expliquiez lors du premier entretien que vous vous laissiez guider. Ainsi s’imposent notamment le choix du soin ou des soins à faire, et les huiles à utiliser. Or, vous suivez aussi ce qu’on appelle aujourd’hui des « protocoles ». Comment s’articulent ces deux dimensions dans le soin essénien car elles peuvent sembler contradictoire ?
Laurence Hémery - C’est un point très important. Daniel Meurois a reçu un protocole qui a un sens profond. On lui demandait parfois, lors de la formation, pourquoi faire un équilibrage dans tel cas de figure bien précis et il nous répondait avec humour : « quand vous rencontrerez les êtres sacrés qui m’ont transmis ces informations, vous leur demanderez ! ». À mon tour, je transmets ce que l’on m’a transmis avec un grand respect. Je ne m’amuserai pas, par exemple, à ne pas faire une partie du protocole sacré uniquement pour gagner du temps ou pour une autre raison.
Lors d’un soin, je reçois des informations qui peuvent être déroutantes par rapport à ce qui était prévu. Les guides peuvent se faire très insistants, en me répétant encore et encore d’aller équilibrer certains des chakras de la personne ou de travailler un organe en particulier. Mais il n’est pas question pour autant de dénaturer le protocole. Je peux ainsi recevoir pendant le soin une communication me demandant d’aller travailler sur l’estomac, alors que je suis en train de faire un soin sur le chakra laryngé. Dans ce cas, je termine le protocole dans un premier temps puis je vais travailler sur l’organe indiqué précédemment. Grâce à la maîtrise des techniques de soins, je saurai quels outils utiliser (les « incisions », les « prolongements de la main astrale », « les mains de lumière » etc.).
« Il est important que le thérapeute se libère le plus possible de ses blocages afin que la lumière et les informations reçues puissent le traverser de manière fluide durant le soin. »
Vous avez suivi la formation de Daniel Meurois et de sa femme Marie Johanne, et vous donnez vous-mêmes des formations en soins esséniens en Savoie, en Haute-Savoie et dans les Alpes-de-Haute-Provence. Comment peut-on aider les participants à ouvrir leur coeur, puisque c’est si important en soin essénien ? Est-ce quelque chose qui se travaille ?
L’ouverture du coeur est un état d’esprit, une manière d’être, d’être là pour l’autre, dans la bienveillance, le non jugement ... Quelqu’un qui n’est pas orienté vers cela ne viendra sans doute pas se former aux soins esséniens.
Reste à travailler l’égo. Il est très important d’empêcher la « personnalité » de faire obstacle lors du soin. Le thérapeute risquerait alors de chercher à se guérir à travers les guérisons de ses patients. Il pourrait aussi être tenté de se glorifier de la guérison de son patient, ce qui reviendrait à ne pas prendre en considération le pouvoir de guérison de la personne.
Dans les soins esséniens, le thérapeute ne se considère pas comme un guérisseur. Ce n’est pas lui en effet qui guérit ou qui permet à la personne de changer. Il est un intermédiaire, traversé par les énergies d’êtres spirituels, d’êtres sacrés qui apportent à la personne ce dont elle a besoin au moment où elle reçoit le soin. Le thérapeute, autrement dit, se met au service de la Vie pour laisser passer l’onde de guérison à travers lui. On retrouve ce genre d’approche dans d’autres techniques mais il existe aussi des soins holistiques qui ne partagent pas cette dimension très spirituelle.
Les formations en soins essénniens sont des voies de guérison pour le futur thérapeute. Les participants se libèrent de leurs blessures enfouies et très souvent inconscientes, et ainsi la lumière peut passer à travers eux de manière plus fluide.
Cette libération est fondamentale car il est important que le thérapeute ait le moins de blocages en lui pour que les soins apportent l’aide souhaitée.
Le thérapeute apprend aussi au cours des formations à ne pas vouloir obtenir un résultat, à ne pas répondre aux attentes de la personne qui reçoit le soin ou, pire, à ses propres attentes, à être confiant dans le fait que tout est juste au moment où cela doit se passer. Ainsi, il peut être là pour l’autre tout en lui laissant la possibilité de faire sa part du chemin vers sa guérison.
« La personne qui reçoit le soin a sa part à faire. »
Quelle ouverture du cœur, et quelles dispositions de façons générales, sont nécessaires chez la personne qui reçoit le soin afin qu’elle en bénéficie au mieux ?
Elle a sa part à sa faire. Elle est co-actrice de sa guérison dans la mesure où l’efficacité du soin dépend de son état de réception.
La personne a-t-elle vraiment envie de guérir ou de comprendre ? Jusqu’où est-elle prête à aller pour cela ? Un suivi en soin essénien est classique mais c’est à la personne de décider de venir me revoir ou non. À chaque fois qu’un nouveau soin est fait, on agit plus en profondeur.
Qu’en est-il, ensuite, du niveau de conscience ? Plus il est élevé, mieux ce sera. Cela joue aussi pour l’après-soin. Il se passe toujours quelque chose après une séance, mais tout le monde ne s’en rend pas compte. Par exemple, une libération quelques semaines après n’est pas forcément attribuée au soin par la personne qui l’a reçu.
Qu’en est-il, enfin, du moment où la personne reçoit le soin ? Est-elle est en mesure de lâcher ce qu’il y a à lâcher ? Sa maladie, par exemple, a-t-elle encore des enseignements à lui donner pour qu’elle puisse être libéré d’un blocage ?
J’ai assisté lors d’une des formations que j’organisais à une scène particulièrement révélatrice. Un élève faisait pour la première fois un soin du chakra laryngé pour aider la personne à évacuer tout ce qui était coincé à l’intérieur d’elle. Cette personne s’est mise à pousser des cris pendant le soin. L’élève m’a regardée, inquiet. Il n’a pas continué le soin et nous avons attendu que l’émotion s’exprime. Ensuite, les pleurs ont suivi. C’était donc la tristesse qui s’évacuait. Enfin, elle s’est mise à rire ! Elle était joyeuse, soulagée. Elle a sautillé partout toute l’après-midi ! Ce genre de cas de figure ne peut se produire que si c’est le bon moment pour la personne.
Pour conclure, pensez-vous que les soins esséniens que vous avez présentés lors de cet entretien vont être de plus en plus connus et pratiqués ? Quel élément principal fait obstacle, d’après vous ?
L’humanité évolue à son rythme et tout ce qui est spirituel commence à être davantage pris en compte. Les soins esséniens, comme les soins énergétiques en général, vont donc se développer de manière exponentielle. Ce qui bloque pour le moment est l’association que font beaucoup de gens entre sacré et religion, alors qu’il n’y aucune connotation religieuse dans les soins esséniens. C’est, à mon avis, là où le bât blesse.
Les livres recommandés par Laurence Hémery :
De mémoire d’Essénien de Daniel MEUROIS.
Ainsi soignaient-ils, de Daniel MEUROIS.
Les maladies Karmiques, de Daniel MEUROIS.
Visions Esséniennes, de Daniel MEUROIS.
Le Pouvoir du Moment Présent, d’Eckart TOLLE.

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